Découvrir la saison 2018-2019 des Quinconces-L'espal - Scène nationale, Le Mans

 LES SPECTACLES

 FAMILLE

 SCOLAIRES

 EXPOSITIONS - ARTS VISUELS

 Billetterie

 FESTIVAL DE DANSE AUTRE REGARD

 FESTIVAL EN JEU ! Festival jeune(s)

 LA COURTE ÉCHELLE · Un temps pour changer d’ère

 WEEK-END MUSIQUES IMPROVISÉES

 Événements aux Quinconces

 L'Oeil en scène

 Bienvenue aux théâtres

 Edito

 Accompagnement des artistes

 Cercle des mécènes

 Partenaires

 Équipe

 Association La courte échelle

LES QUINCONCES

Scène nationale du Mans

4 place des Jacobins
72000 LE MANS

Tél. 02 43 50 21 50 |

ouvert du mardi au samedi

mar   — 13-18h30
mer   — 13-18h30
jeu   — 13-18h30
ven   — 13-18h30
sam 10-13h 14-17h

L'ESPAL

Scène nationale du Mans

60–62 rue de l’Estérel
72058 Le Mans cedex 2

Tél. 02 43 50 21 50 |

ouvert du mardi au samedi

mar   — 14-18h30
mer 10-12h30 14-18h30
jeu   — 14-18h30
ven   — 14-18h30
sam 10-13h 14-17h

 LES ATELIERS

 Autour des spectacles

 Hors les murs

 Accompagnement des artistes

 L'Oeil en scène

 Les interviews de Radio Alpa

 Association La courte échelle

LES QUINCONCES

Scène nationale du Mans

4 place des Jacobins
72000 LE MANS

Tél. 02 43 50 21 50 |

ouvert du mardi au samedi

mar   — 13-18h30
mer   — 13-18h30
jeu   — 13-18h30
ven   — 13-18h30
sam 10-13h 14-17h

L'ESPAL

Scène nationale du Mans

60–62 rue de l’Estérel
72058 Le Mans cedex 2

Tél. 02 43 50 21 50 |

ouvert du mardi au samedi

mar   — 14-18h30
mer 10-12h30 14-18h30
jeu   — 14-18h30
ven   — 14-18h30
sam 10-13h 14-17h

 Tarifs & Abonnements

 Venir aux théâtres

 Accessibilité

 Contacter l'équipe

 Recevoir nos informations

 Billetterie

LES QUINCONCES

Scène nationale du Mans

4 place des Jacobins
72000 LE MANS

Tél. 02 43 50 21 50 |

ouvert du mardi au samedi

mar   — 13-18h30
mer   — 13-18h30
jeu   — 13-18h30
ven   — 13-18h30
sam 10-13h 14-17h

L'ESPAL

Scène nationale du Mans

60–62 rue de l’Estérel
72058 Le Mans cedex 2

Tél. 02 43 50 21 50 |

ouvert du mardi au samedi

mar   — 14-18h30
mer 10-12h30 14-18h30
jeu   — 14-18h30
ven   — 14-18h30
sam 10-13h 14-17h
J'ai rencontré Dieu sur Facebook |
J'ai rencontré Dieu sur Facebook |
J'ai rencontré Dieu sur Facebook |
J'ai rencontré Dieu sur Facebook |
J'ai rencontré Dieu sur Facebook |
J'ai rencontré Dieu sur Facebook |
J'ai rencontré Dieu sur Facebook | Avril Dunoyer

J'ai rencontré Dieu sur Facebook

Ahmed Madani

Après Illumination(s) et F(l)ammes, Ahmed Madani poursuit son projet artistique autour du destin de la jeunesse des quartiers populaires. Après les terribles drames des attentats, il recentre son écriture pour évoquer les mécanismes de manipulation à l'oeuvre sur les réseaux sociaux qui ont conduit de nombreux jeunes à suivre la voie du fanatisme religieux. En compagnie de Mounira Barbouch, Louise Legendre et Valentin Madani, il éclaire dans cette nouvelle création l’itinéraire d’une radicalisation. J'ai rencontré Dieu sur Facebook est une fable sur les faux-semblants, les mensonges, l'aveuglement et la liberté.

Rencontre avec Ahmed Madani. Propos recueillis par Agnès Santi – Journal La Terrasse

Que représente ce nouvel opus dans votre parcours ? 

Ahmed Madani : Je poursuis avec cette nouvelle création un cycle artistique autour de la jeunesse des quartiers périphériques, intitulé Face à leur destin. Nourri d’éléments historiques, de données actuelles, de littérature, de rencontres, ce cycle confronte une multitude de points de vue, questionne et met en perspective le présent et la mémoire, la pluralité des cultures, les relations familiales… Une fois terminé, ce projet comportera six pièces. Chaque œuvre chorale y est accompagnée par une forme théâtrale plus classique qui permet de développer certaines problématiques. Le premier volet, consacré aux jeunes hommes, a donné naissance à deux créations : Illumination(s) (2012), une grande forme, et Je marche dans la nuit par un chemin mauvais (2014)conçu avec deux comédiens. Le second volet concerne les jeunes femmes : F(l)ammes (2016), toujours en tournée, fut créé avec une dizaine de jeunes femmes issues de l’immigration et des quartiers populaires, alors que J’ai rencontré Dieu sur Facebook, créé en novembre et dont j’ai entamé l’écriture dès 2014met en scène une mère, sa fille et un jeune homme, autour du sujet de l’embrigadement des jeunes femmes dans les mouvances jihadistes. Le troisième opus impliquera des jeunes femmes et des jeunes hommes, et la pièce à venir en 2020 intitulée Incandescence éclairera une quête à travers la relation entre une jeune femme et son père. Toutes les pièces du cycle explorent diversement une question passionnante : qu’est-ce que ces jeunes ont en héritage et que vont-ils transmettre à leurs enfants ?

Qu’est-ce qui a particulièrement nourri J’ai rencontré Dieu sur Facebook ? 

A.M. :  Les attentats terroristes de janvier 2015 contre la rédaction de Charlie-Hebdo et l’Hypercacher de la Porte de Vincennes ont évidemment bouleversé l’écriture de ce texte, et imposé d’aborder des thèmes qui interagissent et traversent la pièce : la radicalisation, la violence, l’appartenance religieuse, la foi, le fonctionnement des réseaux sociaux, les relations et conflits intergénérationnels. La pièce dévoile un dialogue qui se délite entre Salima, enseignante de français dans un collège de banlieue, et Nina, sa fille de 15 ans marquée par la disparition accidentelle de sa meilleure amie et tourmentée par une crise identitaire. Sur facebook, la rencontre avec un mystérieux Amar entraîne Nina sur la pente de  la radicalisation, un poison qui propose une voie pure, glorieuse, qui résout toutes les questions. La pièce éclaire les phénomènes de manipulation à l’œuvre sur les réseaux sociaux, qui transforment le rapport à l’autre et laissent place à un flux de mensonges.

« Le théâtre est un endroit où on peut réfléchir dans la joie, ce qui est génial ! »

Comment concevez-vous le rapport au public ? 

A.M. : Le théâtre est un art de la présence, dans l’instant du face-à-face entre acteurs et spectateurs. Dans mes spectacles, la notion d’adresse est un élément essentiel de la dramaturgie, les interprètes racontent, parlent. Il s’agit de faire théâtre sans le théâtre, sans effets, en donnant vraiment l’impression d’être et non pas de jouer. Je souhaite ainsi faire tomber les masques, déjouer les idées toutes faites, et susciter l’empathie, en préservant toujours le sens de la vie. Ce sont les choses fondamentales de notre humanité qui m’intéressent : l’amour, la solitude, la mort, la perte d’un être cher… Au-delà de la culture et de l’histoire de chacun, au-delà de la dimension sociale et politique de mes propositions, je cherche à créer un théâtre où le spectateur puisse se reconnaître. Et un théâtre qui s’ouvre aux jeunes à la fois sur la scène et dans les salles.

Comment votre théâtre s’empare-t-il du réel ? 

A.M. : Le théâtre me permet de transcender le réel, de l’amener à un endroit autre. Comme dans un rêve, un mécanisme de déplacement est à l’œuvre. Entre les mots, à l’intérieur de la narration, se nichent un sous-texte, des choses qu’on ressent, comme la détresse, l’espérance, des failles qui s’ouvrent ou se referment… Et  le théâtre permet d’appréhender les drames avec une forme de légèreté. Malgré la crise économique, la paupérisation, la relégation des quartiers périphériques, la responsabilité de l’Etat qui se délite face à une économie mondialisée, je défends l’espérance. Je me suis aperçu que sur un sujet aussi terrifiant que la radicalisation religieuse, j’ai écrit une pièce qui s’apparente davantage à une comédie qu’à une tragédie, où même si on n’évite pas le drame, une dédramatisation a lieu. Sans doute parce que j’éprouve une appétence pour l’humain, pour ses fragilités, ses incohérences et même sa méchanceté. Je m’efforce de sauver mes personnages, de les comprendre. Le théâtre est un endroit où on peut réfléchir dans la joie, ce qui est génial !  J’ai la naïveté de penser que le bon sens, la raison, l’amour vont l’emporter sur la déraison et la haine.   Sinon j’arrêterais de faire ce métier…


Texte et mise en scène Ahmed Madani Assistant à la mise en scène Valentin Madani Création sonore Christophe Séchet Création lumière et régie générale Damien Klein Costumes Pascale Barré Photographie François Louis Athénas 

Production Madani Compagnie

Coproduction Le Théâtre Brétigny – Scène conventionnée – Résidence d’artistes, Fontenay-en-Scènes à Fontenay-sous-Bois, la Comédie de Picardie à Amiens, le Théâtre de la Nacelle à Aubergenville, le Colombier-Magnanville – Résidences 17-18, la Communauté de communes du Val Briard, Act’Art, opérateur culturel du département de Seine-et-Marne

Soutien La Maison des Arts de Créteil, la Maison des pratiques Artistiques Amateurs, la Ferme de Bel Ébat – Théâtre de Guyancourt, La Fondation E.C.A.R.T-Pomaret et le Conseil départemental de l’Essonne

 

PRÉCÉDENT

SUIVANT

 

pour aller plus loin...

EN JEU ! Festival jeune(s)