Découvrir la saison 2018-2019 des Quinconces-L'espal - Scène nationale, Le Mans

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Expo Nicolas Clauss

Frames

Un projet d'installation porté par Les Quinconces - L'espal

Après Endless Portraits et Agora(s), installations accueillies il y a deux ans aux Quinconces, Nicolas Clauss poursuit ses recherches sur le corps filmé, le geste et l’aléatoire avec Frames, sa toute nouvelle création.

Avec ses Endless Portraits, Nicolas Clauss nous donnait à voir une série de portraits en mouvement. Entre photographie et film, les regards immobiles des visages nous fixaient tandis que le reste de l’image était mobile. Troublant. Agora(s) explorait le rapport plastique et chorégraphique des corps individuels aux masses qu’ils forment en mettant en relation des scènes de la vie quotidienne filmées dans des espaces de rassemblement à travers le monde. Pour Frames, le plasticien a choisi d'extraire de tout contexte naturel des gestes et des portraits en mouvement pour les isoler et les mettre « en boîte ». Débarrassé de son contexte originel et de sa destination première, le geste devient alors objet à part entière. La boîte agit tel un écrin : elle désigne son contenu comme geste artistique, elle l'isole pour mieux le montrer, pour l'arracher au temps et à tout autre contexte qu'elle-même.

Interview avec l’artiste

Tu as une formation en psychologie sociale. Cela a-t-il influencé ton travail ? Tu te posais des questions sur l’humain, les relations humaines ?
Je ne sais pas… Quelqu’un qui met des gens dans des boîtes… ? [rires] J’ai mis du temps à comprendre mais quand je regarde mon travail avec cet éclairage-là, je vois que oui, ces études l’ont clairement influencé. J’avais un intérêt pour les sciences humaines. La psychologie sociale expérimentale, c’est vraiment essayer de cerner des fonctionnements psycho-sociaux dont nous n’avons pas toujours conscience, s’intéresser à des phénomènes tels que le conformisme, l’obéissance, la catégorisation sociale, la part de déterminisme dans nos attitudes, nos comportements… Un endroit qui relève d’autre chose que la psychologie individuelle. Je crois qu’une large partie de mon travail s’intéresse à cette tension entre la singularité de chacun, en tant qu’individu, et les phénomènes de groupe, de masse, d’appartenance… Des choses qui nous dépassent, nous absorbent.

Frames fait écho à Agora(s) et Endless Portraits, installations déjà accueillies aux théâtres… Est-ce un prolongement ?
(NB : Endless Portraits est une série de portraits en mouvement et Agora(s) des séquences de foule filmées à travers le monde. Les deux projets sont régis par le même système d’images saccadées, d’aller-retour, d’aléatoire.) Frames est un mix d’Agora(s) et d’Endless Portraits. C’est très proche d’Agora(s), la façon dont les corps bougent. Je recrée un groupe mais avec des gens qui sont isolés.

Comment est venue cette idée de jouer avec le côté saccadé de l’image ?
Après la peinture, j’ai créé beaucoup d’œuvres sur internet au début des années 2000, quand c’était assez nouveau. Je réalisais des tableaux interactifs dans lesquels il y avait des petites séquences vidéo sur lesquelles on pouvait interagir. À cette époque, les connexions internet, très lentes, n’étaient pas celles d’aujourd’hui. Pour réduire le poids des fichiers images, j’utilisais des allers-retours aléatoires dans la lecture des images, c’est venu d’une contrainte technique, de la nécessité d’une économie de moyens et c’est devenu un vocabulaire. L’utilisation de l’aléatoire (algorithmique) dans mes pièces vidéo me permet de construire des pièces dynamiques, non linéaires, qui évoluent avec le temps. C’est un travail non seulement sur la répétition (le côté saccadé) mais surtout sur l’étirement, la dilatation du temps. Mon site s’appelait Flying Puppet, puppet qui veut dire « marionnettes ». Agora(s), c’était beaucoup ça : tous ces corps connectés par des phénomènes qui les dépassent. Il y a cette tension entre une forme d’empathie, être très proche de l’humain et parallèlement un regard un peu distant, un peu extérieur. C’est entre les deux. Avec Frames et cette histoire de boîte, on est en plein dedans.

Quel est le point de départ de « Frames » ?
Le projet est parti directement de l’idée de boîte. Après avoir fait Agora(s), qui proposait une ouverture, j’avais envie de resserrer. Frames, ça renvoie à deux notions : le cadre mais aussi ce qui se passe en vidéo où une image dans une séquence vidéo s’appelle un « frame ». En fait, au départ, j’avais l’idée d’exposer des mouvements de corps humain, plus que des gens. Ce n’est pas neutre de mettre des gens en boîte mais il y avait cette volonté d’exposer des mouvements, sans autre arrière-plan que le fond d’une boîte, une façon d’isoler le geste et de lui donner un statut plastique en l’encadrant. Mais en travaillant sur la pièce, c’est devenu encore autre chose. Les personnes à l’image sont allongées dans la boîte, filmées en plongée, dans des positions inconfortables, difficiles. Il y a cet aspect de contrainte qui ressort et qui m’intéresse beaucoup. Tout ça connecté avec cette histoire de condition humaine : plusieurs boîtes juxtaposées, les unes à côté des autres, chacun contraint dans sa boîte. Il y a cette double contrainte : l’enfermement dans la boîte et l’enfermement dans le mouvement qui a été produit et que rejoue indéfiniment et dynamiquement le programme.

Une fois que tu avais filmé les personnes, quelle a été l’étape suivante ?
J’ai isolé des séquences de 10 à 20 secondes que j’ai utilisées dans mon dispositif avec un logiciel spécifique. Le matériau a cette durée mais peut se déployer pendant 10 minutes. Les mouvements sont donc assez riches et variés dans une même séquence. Les huit boîtes sont uniformes, elles sont empilées les unes sur les autres, c’est une accumulation de boîtes. Ce que l’on voit finalement, c’est vraiment des gens qui sont coincés dans leur boîte (dans leur peau ? dans leur vie ?), les uns à côté des autres. On ressent que ça souffre, mais pas tout le temps : certains sont très zen mais il y a une tension très forte.


 Vernissage de l’exposition le mar 13 fév à 18 h 30 aux Quinconces
 Exposition gratuite en accès libre aux heures d’ouverture de L’espal du mardi au samedi.
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